Université Populaire et Citoyenne de Roubaix
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"Désinsérons l’insertion pour une économie plus solidaire" - Offre publique de réflexion

Obtenir un travail digne, le conserver, lutter contre un licenciement, le chômage, créer de l’emploi, nous avons tous une expérience, donc des savoirs à partager, que nous soyons simple citoyen, élu, délégué syndical, entrepreneur, chômeur, chercheur.

Depuis vingt ans, à côté de l’Economie de Marché, pour limiter un chômage devenu massif, des dispositifs d’insertion par l’économique se sont multipliés en direction des chômeurs de longue durée à Roubaix comme ailleurs. Le travail d’insertion affiche trois objectifs : rendre les chômeurs plus « employables », les employeurs plus « solidaires » et créer de l’activité en faisant émerger de « nouveaux services d’utilité sociale ». Comment ces actions facilitent-elles ou non l’accès à un emploi durable ? Comment et à quelles conditions peuvent-elles rendre l’Economie plus solidaire ? Peut-on réduire encore le chômage à Roubaix et pour quel travail ? Les dispositifs d’insertion existants s’ils ont leur utilité, n’y suffiront pas sans une large mobilisation des citoyens pour échanger les savoirs, les expériences et les idées pour construire une Economie encore plus solidaire. L’Université Populaire et Citoyenne se propose d’animer une démarche d’échanges de savoirs dans la ville en 2005 pour influer sur le contenu du prochain PLDAIE Lille Métropole (Plan Local de Développement des Activités de l’Insertion et de l’Emploi).

1. Rendre les chômeurs plus « employables » ?

Avec les dispositifs d’insertion par l’économique, sont apparues les notions de « parcours »,« étape », « bilan », « employabilité » supposant un travail préalable du chômeur sur lui-même avant de postuler à l’emploi. Comment sont mises en œuvre ces différentes procédures dans la réalité ? Comment rendre un « chômeur » jugé « inemployable », « employable » ?

  • Beaucoup d’emplois sont non-qualifiés, qu’en est-il de « l’employabilité » pour cette catégorie d’emploi ?
  • De quelles compétences et de quels moyens doivent disposer les agents d’insertion pour évaluer « l’employabilité » ?

2. Rendre les employeurs plus « solidaire » ?

Au delà de l’action généreuse d’entreprises citoyennes, comment participent les entreprises à l’insertion des chômeurs longue durée ou des jeunes. Comment est perçu la mesure RMA côté chômeurs et côté employeurs ? Pourquoi dans le même temps des entreprises ne trouvent pas de main d’œuvre et des chômeurs ne trouvent pas d’emplois ?

  • Les chômeurs ne sont pas assez formés où les emplois ne sont pas assez attractifs ?
  • Comment se font les recrutements ?
  • Comment lutter contre les préjugés (origine, âge, sexe,…) à l’embauche ?
  • Quel accompagnement dans l’intégration d’un salarié en entreprise ?
  • Qu’attendent les recruteurs des agents d’insertion et inversement ?

3. Créer de l’activité en faisant émerger des « nouveaux services d’utilité sociale » ?

C’était le mot d’ordre lors du lancement du programme « emploi-jeunes » à la suite des CES (Contrat Emploi Solidarité), CEC (Contrat Emploi Consolidé) censés faire émerger de nouveaux services d’utilité sociale et de pérenniser de nouveaux emplois. Ces expériences débouchent elles sur des petits boulots ou des vrais métiers ? Quel bilan peut-on en tirer à Roubaix ? Quels nouveaux services sont encore développer, avec quels méthodes et quels financements ? Comment peut-on envisager leur pérennisation entre le secteur marchand et le service public ?

4. En attendant l’emploi Même si l’on crée à Roubaix, deux usines Toyota comme à Valenciennes, il resterait encore plus de 10 000 chômeurs à Roubaix.

Compte tenu de l’importance du chômage et de la précarité de l’emploi, nombreux sont ceux qui ne sont plus dans la recherche active d’un emploi salarié. Comment apprend on à vivre sans emploi à Roubaix ? Peut-on créer facilement sa propre activité, avec quel accompagnement ? Et s’il fallait changer notre regard sur le travail pour produire et consommer autrement ?

Calculer le coût du chômage, une équipe d’étudiants en licence de sciences économiques réalisera avec le soutien de l’université de Lille I et du CBE (Comité de Bassin d’Emploi) un travail d’approche sur Roubaix de ce que certains appellent le coût du chômage c’est à dire le calcul de l’ensemble des dépenses publiques consacrées au traitement social du chômage et de l’insertion. Cette estimation du coût du chômage permettra peut-être de formuler des propositions nouvelles d’utilisation de ces fonds.

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